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Massimo Latte

Huile sur toile Massimo Latte artiste peintre
Peinture de l'artiste Massimo Latte à la galerie André Girard Valence 26
Oeuvre Massimo Latte artiste peintre de la Galerie André Girard à Montélier Drôme
J’ai rencontré Massimo Latte à Naples quand je dirigeais l’Institut français.

Ce fut une rencontre d’exception.

Visitant son atelier, je fus submergée par la force de sa peinture. Un choc, accompagné d’émotion. L’émotion d’une évidence : se trouver soudain devant des toiles qui touchent à la vérité de la peinture. A son essence.

Choc face aux grands bitumes, tourmentés, puissants, issus de forces telluriennes. La matière brune, arrachée aux tréfonds de la terre, à la sève des arbres, devenue pâte résineuse forme sur la toile des nœuds, des masses ou, ailleurs, s’élève, ondule et se met à danser. Il y a quelque chose de préhistorique dans ces tableaux comme surgis de la nuit des temps.

Choc face au bleu. Ce bleu venu, lui aussi, des origines de la peinture. Bleu fluide, transparent et dense à la fois, impalpable et opaque. On connaît le bleu du Duccio, celui de Matisse, de Sam Francis, le bleu d’Yves Klein. On parlera désormais du bleu de Massimo Latte. Immatériel.

C’était en 2004. J’organisai une rétrospective de son œuvre et publiai un catalogue préfacé par le poète Bernard Noël.

Retournée régulièrement à Naples, je découvris les nouvelles gammes de l’artiste, le vert, le “rouge immanence”, Massimo travaillant par séries, y répétant à l’infini la même couleur, jusqu’à l’épuisement, celle-ci devenant, lentement, son propre sujet. Couleur faite de pigments naturels, jouant sur la transparence et l’opacité, devenant aérienne.

En 2017 Massimo Latte exposa “Mystique de la matière”, œuvres sur papier aux couleurs lactescentes d’une subtilité infinie, inspirées des plis de la robe de l’ange dans l’Annonciation de Beato Angelico et des minéraux chantés par Roger Caillois.

Danièle Rousselier
Danièle Rousselier est agrégée d’Histoire, réalisatrice de documentaires, diplomate et auteur de plusieurs romans publiés au Seuil et chez Flammarion. Historienne de l’art, elle a été commissaire de nombreuses expositions à Naples où elle dirigeait l’Institut français, à Bamako, à Bordeaux puis dans la Drôme.
Extrait du catalogue : Massimo Latte – Chimie des passions
Institut Français de Naples, novembre 2004
“… Massimo Latte se place comme une voix réfléchie et exigeante, qui, dans la cohérente et infatigable variation sur un même thème chromatique, retrouve le charme d’une suspension magique, la plénitude enveloppante de l’attente, la consistance des équilibres infimes. Eléments que notre exigence fébrile de contenus et de réponses tend a perdre définitivement de vue”.
Martina CORGNATI
“… La peinture, celle-ci du moins, est un acte de matérialisation sans équivalent. Elle travaille dans la vue pour la forcer à rendre moins opaque le voile qu’elle pose sur le monde intérieur afin qu’en transparaisse au moins comme une sueur à la surface.”

“… C’est alors que la pensée participe à la révélation mutuelle qu’entretiennent l’espace et la lumière, si bien que leur afflux réciproque suscite ce suintement discret qu’est le spectacle de la matière.”

Bernard NOËL
Massimo Latte

Massimo Latte en quelques dates…

Naissance à Naples en 1963, vit et travaille à Naples

1985

  • première exposition à l’Institut Français de Naples “Evacuare Napoli”

1985 – 2000

  • Galerie ESCA à Nîmes “Evacuare Napoli ”
  • Galerie ESCA à Nîmes “Zoon”
  • Galerie LAROCK – GRANOFF à Paris “ …et… ”
  • Galerie Jacques LOSSERAND à Annecy
  • WEIR Gallery à Berkeley Californie
  • Centre Art Contemporain à Gérone Espagne

2000 – 2010

  • L’Institut Français de Naples “Chimie des passions”
  • Galerie CHANGING ROLE à Naples “Rosso immanenza”

2010 – 2022

  • Mavù à Locorotondo ”Inquieta beatitudine”
  • Real Museo Mineralogico de Naples : “Mistica della materia”
  • Galerie André Girard à Mirmande (avril, septembre et octobre 2018) : “Pierre(s)” oeuvres récentes sur papier
  • Galerie ANDRE GIRARD à Montélier